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10% des parisiens vivent dans un logement social auquel leur niveau de revenu trop élevé ne leur donne pourtant pas droit. Cette révélation scandaleuse vient de la dernière enquête de l’INSEE sur le logement social, dont les résultats ont été publiés la semaine dernière. 3% des occupants de HLM en France font partie des 20% de ménages les plus riches. Les deux tiers résident à Paris, soit un chiffre d’environ 214 000 personnes : 10% des parisiens auxquels la loi Mobilisation pour le logement et la lutte contre l’exclusion (MOLLE) impose au mieux un surloyer, voire de quitter leur logement.

Parmi eux, combien de personnalités politiques ou médiatiques ? Les affaires sortent au compte goute, au rythme des révélations de presse. Tout le monde a en tête ce couple de cadres dirigeants du Front de gauche auquel il a fallu toute la pression populaire et médiatique pour qu’il laisse enfin son confortable logement social parisien. Pour combien qui continuent de bénéficier de privilèges indus pendant que de plus en plus de familles sont chassées de la capitale par les prix des logements ?

Car rien de systématique n’est fait. Le logement social continue d’être considéré par la majorité comme une rente, alors qu’il ne devrait être qu’une assurance. Un moyen provisoire mis à la disposition des ménages les plus modestes, le temps que leur situation évolue et leur donne de nouveau les moyens de se loger dans le parc privé, laissant la place à d’autres ménages en difficulté. C’est un engagement du Rassemblement National pour les élections municipales à venir : procéder systématiquement à la vérification des conditions de résidence des habitants de HLM parisiens afin de détecter les abus et de laisser la place aux familles qui en ont réellement besoin. C’est cela une véritable politique de justice sociale.

 

Aurélien Legrand
Vice-Président du groupe RN au Conseil régional d’Île-de-France
Délégué départemental du Rassemblement National Paris