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Les locations de meublés touristiques, dont la plateforme américaine Airbnb est le symbole, posent d’importants problèmes dans la capitale. L’esprit d’origine consistant à faire de l’échange d’appartement ou à ne louer qu’une pièce a été détourné au profit de la locations quasi permanentes de logements entiers. Raréfaction des biens immobiliers disponibles pour les parisiens, augmentation conséquente des prix de l’immobilier et nuisances multiples de ces voisinages temporaires, Paris fait face aux mêmes conséquences que d’autres métropoles dans le monde.

Pour autant, la proposition communiste consistant basiquement à interdire ne constitue en rien une solution. D’abord parce que ces meublés correspondent à une demande à laquelle ne répond pas toujours le format hôtelier, ensuite parce qu’ils sont une source de revenus pour certaines familles et un moyen pour elle de pouvoir continuer financièrement à vivre à Paris. Pour autant, les pratiques doivent être sévèrement encadrées et le support hôtelier privilégié pour le tourisme.

Le nombre de nuitées autorisées (120 actuellement) doit être revu à la baisse jusqu’au seuil où il restera plus rentable de louer un logement à l’année avec un bail classique que de le transformer en Airbnb. L’ensemble de la ville doit être concerné, y compris les arrondissements périphériques. Surtout, les contrôles doivent être considérablement renforcés, y compris dans les logements sociaux, régulièrement sous loués en infraction totale avec la loi. Alors il sera possible de concilier la liberté des propriétaires et des touristes d’avoir recours à ce système avec l’impératif prioritaire de maitrise de l’immobilier dans notre capitale, où l’on sait la difficulté à se loger.

 

Aurélien Legrand
Vice-Président du groupe RN au Conseil régional d’Île-de-France
Délégué départemental du Rassemblement National Paris